1. Comprendre la Fondation
Qu’est-ce que la Fondation Cœur à l’ouvrage ?
La Fondation Cœur à l’ouvrage est un organisme philanthropique collectif et indépendant créé par la FTQ et le Fonds de solidarité FTQ. Elle vise à lever les obstacles à l’emploi et à lutter contre la pauvreté en recréant des espaces de concertation partout au Québec, en soutenant des initiatives régionales, et en favorisant la formation et la requalification.
Pourquoi la Fondation a-t-elle été créée ?
Le monde du travail se transforme plus vite que notre facilité et celles des organisations à s’y adapter : automatisation, intelligence artificielle, transition climatique, chocs économiques, érosion de la concertation. La Fondation a été créée pour agir rapidement, localement et en partenariat avec les milieux communautaires, syndicaux, économiques et publics.
La Fondation intervient-elle dans toutes les régions du Québec ?
Oui. La mission de la Fondation repose sur la concertation régionale et l’adaptation des solutions aux réalités locales. Les projets soutenus doivent émerger des besoins réels des communautés et refléter les enjeux propres à chaque région du Québec.
La Fondation soutient-elle uniquement des projets liés à l’emploi ?
L’employabilité constitue le pilier central de sa mission, et la Fondation encourage également des initiatives favorisant la littératie financière, l’éducation populaire, la formation numérique, la requalification ainsi que le soutien communautaire, dès lors que ces démarches facilitent l’accès à l’emploi et contribuent au développement de l’autonomie sociale et économique des personnes.
La Fondation a-t-elle un rôle dans la transition écologique et climatique ?
Oui. Les enjeux liés aux changements climatiques figurent parmi les priorités de la Fondation. Celle-ci appuie des initiatives novatrices favorisant une transition juste pour les travailleuses, les travailleurs et les communautés. Que ce soit par des initiatives de formations adaptées, de requalification professionnelle ou de mobilisation régionale, la Fondation souhaite accompagner concrètement les milieux dans leur adaptation aux réalités environnementales émergentes.
2. Fonctionnement et modèle d’action
Comment fonctionne la Fondation ?
La mission de la Fondation se déploie en quatre gestes structurants : se parler (recréer des espaces de concertation régionale), planifier (écouter les besoins locaux et coconstruire des stratégies), financer (soutenir des projets concrets issus des régions), et agir (mobiliser la force du réseau FTQ et de ses partenaires pour accélérer le changement sur le terrain).
Comment les communautés participent-elles aux décisions ?
La Fondation fonctionne selon un modèle « par et pour » les communautés. Les priorités et la définition des projets viennent des régions, grâce des consultations locales, une cartographie des besoins et l’implication directe des groupes communautaires, syndicaux, économiques et institutionnels.
La Fondation peut-elle intervenir rapidement lors d’un choc économique ?
Oui. La Fondation a été pensée pour agir rapidement lorsque des communautés subissent des chocs liés au marché du travail (fermetures d’entreprises, automatisation, impacts de l’IA, effets de la transition climatique). Elle peut soutenir la requalification, coordonner les acteurs du milieu et appuyer des initiatives locales de soutien aux travailleuses, travailleurs et à leurs familles.
Les services offerts font-ils double emploi avec ceux des organismes communautaires ou des institutions publiques ?
Non. La Fondation se positionne comme un allié autonome et innovant. Plutôt que de remplacer les organismes communautaires ou les institutions publiques, elle agit en renfort : elle appuie, finance, met en relation et répond aux besoins qui demeurent sans réponse dans les milieux. Son action vise à enrichir et consolider les écosystèmes existants.
La Fondation finance-t-elle uniquement des organismes déjà établis ?
Les projets soutenus doivent prendre racine au sein des régions et impliquer les acteurs locaux ; toutefois, ils ne se limitent pas aux organismes déjà en place. La Fondation se veut un véritable moteur d’innovation et de dynamisme, prêt à propulser des initiatives significatives, qu’elles émanent d’organismes bien ancrés ou qu’elles résultent de nouvelles synergies locales. L’essentiel demeure le respect de sa mission et l’impact positif sur les communautés.
3. Gouvernance, indépendance et éthique
La Fondation est-elle indépendante de la FTQ et du Fonds ?
Oui. Le conseil d’administration de la Fondation se distingue par son autonomie, réunissant des membres issus de multiples horizons professionnels et sociaux. Bien que la FTQ et le Fonds occupent des sièges à titre de membres fondateurs, la gouvernance repose principalement sur une majorité de personnes indépendantes. Cette composition dynamique garantit l’intégrité et mise sur l’expertise, tout en s’inspirant des meilleures normes de gouvernance.
Quel est le lien entre la Fondation, la FTQ et le Fonds de solidarité FTQ ?
La FTQ et le Fonds sont à l’origine de la Fondation et y siègent à titre de membres fondateurs. La Fondation devient un troisième pilier, complémentaire aux missions respectives de la FTQ et du Fonds, avec un rôle spécifiquement dédié à l’employabilité, à la concertation régionale et à la solidarité communautaire.
Comment la Fondation prend-elle en compte la diversité, l’équité et l’inclusion ?
La Fondation prévoit une représentation diversifiée au conseil d’administration (jeunesse, milieu communautaire, philanthropie, développement durable, etc.) et s’engage à adopter des politiques de diversité, d’égalité et d’inclusion. L’objectif est que la gouvernance reflète la pluralité des réalités sociales et régionales.
Les donateurs peuvent-ils influencer les décisions ?
Non. L’orientation et la prise de décisions stratégiques relèvent uniquement du conseil d’administration, qui agit en concertation avec les acteurs des milieux concernés. Afin de préserver une gouvernance indépendante et garantir que l’intérêt collectif prime, tout don assorti de conditions visant à influencer les programmes est systématiquement refusé.
Quelles mesures sont en place pour éviter les conflits d’intérêts ?
Pour prévenir toute situation de conflit d’intérêts, la Fondation a mis en place un code d’éthique auquel adhèrent autant les membres du conseil que le personnel. Chaque personne impliquée doit signaler toute situation potentielle de conflit et s’abstenir de participer aux discussions ou aux votes qui s’y rapportent. La gestion de ces situations potentielles est assurée par le comité de gouvernance et de finances, garantissant ainsi une surveillance constante et une transparence exemplaire du processus.
Quels mécanismes assurent la transparence et la saine gestion ?
La Fondation se dote d’un comité de gouvernance et de finances qui supervise les pratiques, les états financiers, les contrôles internes et la gestion des risques. Un rapport annuel public incluant les états financiers, les projets financés et les résultats d’impact est présenté aux membres, puis rendu disponible au grand public.
Quelles garanties existent pour éviter des frais administratifs trop élevés ?
Le conseil d’administration exerce un contrôle budgétaire strict et un audit externe est réalisé chaque année. La Fondation s’engage à la transparence totale sur l’utilisation des fonds, ce qui inclut les frais administratifs, dans son rapport annuel et ses communications aux membres.
Les autres organisations syndicales peuvent-elles participer ?
Tout à fait. La Fondation est conçue comme inclusive et ouverte. Rien n’empêche les autres organisations syndicales de s’asseoir à la table lors de concertations régionales, d’y participer et d’y collaborer. La Fondation soutenue par le réseau FTQ assure le leadership du projet, mais l’objectif est de créer un bien commun local et communautaire.
4. Financement
D’où provient le financement de la Fondation ?
Le financement provient principalement de trois sources : des dons volontaires, des dons corporatifs responsables, du bénévolat et des subventions publiques. Toutes les sources de financement sont rendues publiques dans le rapport annuel de la Fondation.
La Fondation peut-elle recevoir des legs ou des dons planifiés ?
Oui. Le conseil d’administration administre une politique d’acceptation des dons permettant à la Fondation de solliciter, d’accepter et de recevoir des dons et des legs de toutes sortes, assurant ainsi un soutien pérenne à sa mission.
Comment évite-t-on que certains donateurs imposent leurs conditions ?
La Fondation refuse les dons conditionnels qui contreviendraient à sa mission ou à son indépendance. Les décisions concernant les programmes, les priorités et les projets financés appartiennent exclusivement au conseil d’administration, sur la base des concertations régionales et des critères d’impact social.
5. Processus de sélection et impact
Comment la Fondation choisit-elle les projets à financer ?
Les projets que la Fondation choisit de soutenir prennent naissance lors de concertations régionales, où les besoins locaux sont identifiés collectivement. Par la suite, chaque projet est soigneusement analysé selon plusieurs critères : son adéquation avec les réalités du milieu, sa capacité à générer un impact durable, son souci d’assurer l’équité entre les régions, la qualité de la collaboration entre les partenaires impliqués, ainsi que son potentiel à réduire concrètement les obstacles à l’emploi et à favoriser l’inclusion socio-économique.
Comment l’impact de la Fondation est-il mesuré ?
L’impact de la Fondation se traduit par des changements concrets et durables : on cherche à éliminer les obstacles à l’emploi, favoriser l’inclusion sociale, renforcer la solidarité communautaire et offrir un appui tangible aux travailleuses, travailleurs et à leurs familles. Pour évaluer ces progrès, on ne se limite pas à compter le nombre de personnes touchées ou d’activités organisées : on analyse aussi, de façon qualitative, comment ces initiatives transforment réellement la vie des gens sur le terrain.
Comment la Fondation définit-elle le « succès » d’un projet ?
La réussite d’un projet ne se résume pas à compter le nombre de personnes formées ou le taux de placement obtenu. Le véritable succès, c’est lorsqu’on parvient à éliminer des obstacles à l’emploi, à accroître l’autonomie des individus et de leurs communautés, à tisser des liens de solidarité au sein des régions et à transformer durablement les conditions de vie et de travail pour toutes et tous.
La Fondation peut-elle mettre fin à un projet si les résultats ne sont pas au rendez-vous ?
Oui. Pour chaque projet, la Fondation utilise des indicateurs pour en mesurer l’impact. Si les résultats attendus ne sont pas atteints, si les besoins changent ou si les priorités régionales évoluent à la suite des concertations, la Fondation, en collaboration avec ses partenaires locaux, peut modifier le financement ou y mettre fin. Cette approche permet de réaffecter les ressources vers des initiatives qui apportent réellement des résultats concrets et durables.
La Fondation ajuste-t-elle ses programmes aux enjeux émergents ?
Oui. La Fondation adapte continuellement ses services grâce à une veille active et à un dialogue permanent avec ses partenaires régionaux. Elle intègre les nouveaux défis — qu’il s’agisse des bouleversements économiques, de l’intelligence artificielle ou de la transition climatique — à sa réflexion et à sa planification. Ainsi, ses projets et ses priorités régionales évoluent pour répondre concrètement aux enjeux qui émergent sur le terrain.
6. Relation avec les partenaires et les autres acteurs
La Fondation ne risque-t-elle pas de se substituer au rôle de l’État ou des employeurs ?
Non. Par sa mission, la FTQ continue d’exiger que l’État et les employeurs remplissent pleinement leurs responsabilités, que ce soit pour la formation, la protection sociale ou la transition juste. Plutôt que de se substituer à eux, la Fondation, de son côté, agit comme un complément : elle intervient là où l’urgence se fait sentir et où les programmes existants ne répondent pas suffisamment aux besoins, surtout pour les personnes souvent oubliées. Son rôle est d’accélérer et de renforcer l’action collective, sans jamais remplacer les responsabilités fondamentales des acteurs publics et privés.
La Fondation travaille-t-elle avec les institutions publiques ?
Absolument. La Fondation a pour objectif d’établir des carrefours régionaux où se rencontrent les réseaux communautaires, les syndicats, le milieu des affaires et les institutions publiques. Elle joue aussi un rôle d’influence en mettant sur pied des projets concrets qui prouvent que des solutions locales, élaborées ensemble, donnent des résultats tangibles.
La Fondation concurrence-t-elle les organismes communautaires ?
Non. La Fondation a pour mission de soutenir et d’amplifier les services des organismes communautaires. Elle agit comme une plateforme de concertation, un levier financier et structurel plutôt que comme compétiteur.
Qu’est-ce que la Fondation apporte concrètement par rapport à ce qui existe déjà ?
La Fondation apporte une capacité de mise en réseau et de concertation qui manque depuis l’effritement de plusieurs lieux de dialogue régionaux. Elle propose un arrimage inédit entre les milieux syndical, communautaire, économique et institutionnel, et un outil stable pour soutenir des travailleuses et travailleurs, représentés ou non, en période de transformation du marché du travail.



